Hé mais kikou vous ! Ça fait un bail didonc. C’est pour ainsi dire que ces derniers temps j’ai été un peu occupée à littéralement admirer mon tout petit bébé, mais genre H24 parce qu’il est TROP MIMS. C’est ainsi dire que par exemple quand il dort, je regarde des photos de lui alors bon j’avais plus trop de temps à consacrer à ce blog et j’en suis pas du tout désolée parce qu’il est TROP MIMS. Et puis voilà je sais pas, d’un coup d’un seul, j’avais envie de recommencer à vous raconter des trucs sur le doctorat. Par contre comme j’ai la capacité de concentration d’une huitre en ce moment, je vais pas faire dans le sensationnel, et je vais gentiment vous proposer de vous causer de 5 formations à suivre durant votre thèse. Après vous faites ce que vous voulez ce n’est que mon avis, mais si vous voulez mon avis faites-le quand même. C’EST PARTI MON KIKI !

Formations spécifiques (scientifiques)

J’avais surtout envie de mentionner les formations de nature plutôt transversales, à savoir celles qui ne sont pas propres à une discipline ou à un sujet en particulier, mais je pense que c’est quand même important d’insister sur l’importance de la formation spécifique et scientifique. Aka celle qui vous permettra de mieux maitriser votre sujet et devenir ze super spécialiste de votre thématique de recherche. Ces formations-là en réalité, vous n’aurez parfois pas trop le choix que de les suivre et elles peuvent prendre des formes différentes en fonction de votre secteur, mais aussi en fonction de votre bagage universitaire. En effet, il est possible qu’on vous impose de suivre certains cours de master, par exemple si on estime que le domaine dans lequel vous avez réalisé vos études n’est pas complètement suffisant pour réaliser une thèse. Je m’explique avec une étude de cas totalement fictif, ne cherchez pas c’est une fiction totale (vraiment) : je suis historienne de l’art et je souhaite travailler en doctorat sur l’approche théologique et l’analyse biblique de certaines œuvres, il est possible que mon université m’impose de suivre quelques heures en faculté de théologie (ou de science des religions) pour compléter ma formation. C’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique, mais parfois ça aide. En général néanmoins, les formations spécifiques sont dispensées par les Écoles doctorales qui concoctent des petits programmes aux petits oignons pour les petits oisillons de doctorants (enfin pas toutes soyons honnêtes, parfois bon ben voilà, bof quoi).

Ces formations permettent en réalité un approfondissement de connaissances et de méthodes scientifiques, c’est un peu la base du doctorat donc soyez vigilants à ne pas négliger ce type de formations ! Elles vous permettront d’affiner vos techniques et se mieux orienter vos recherches.

Gestion de projet

La thèse, c’est notre projeeeeettttt. Oui je viens avec une réf’ bleu-blanc-rouge macroniste et alors ? Parce que oui, la thèse est un projet à mener de A à Z en passant souvent par tout un tas de lettres diverses et variées. Comme le doctorat est aussi un parcours académique un peu « scolaire » (ne vous excitez pas j’ai mis des guillemets, c’est juste qu’il ne faut pas oublier que les doctorant·es sont aussi des étudiant·es), on a parfois tendance à oublier que le parcours doctoral est à envisager comme la la gestion d’un projet total, je dirais même plus, la gestion totale d’un projet, parfois d’une équipe, avec des résultats à atteindre et à présenter, le tout sur plusieurs années. Dans cette optique, il est vivement conseillé de suivre une formation en … gestion de projet (!) (de préférence adaptée à la recherche) en début de parcours. Ces formations vous permettront de mieux comprendre comment phaser votre projet, définir les objectifs, attendus et les différentes étapes pour y parvenir, planifier ces étapes et puis les réaliser.

La gestion du projet de thèse est également quelque chose de superbement valorisable sur un CV et surtout une compétence très recherchée chez les titulaires de doctorat, et ce quel que soit le domaine, parce que c’est une compétence transférable. C’est-à-dire que ce n’est pas une compétence spécifique à un secteur (comme par exemple savoir traduire du latin, ou faire exploser des atomes) (je dis ça mais je sais même si ça explose un atome) (et je sais pas traduire du latin non plus haha quelle tristesse). Connaître les bases de la gestion de projet permettra aussi d’approfondir vos techniques au fur et à mesure de votre carrière, donc vraiment n’hésitez pas à ajouter cette flèche à votre arc !

Communication scientifique

A plusieurs moments dans le cadre du parcours doctoral, il est nécessaire de communiquer autour de sa recherche, que ce soit à l’oral (voir point suivant) ou à l’écrit. La communication scientifique est vraiment un atout majeur dans le cadre de la recherche d’emploi (voir point suivant-suivant) et est de plus en plus valorisée et valorisable. Pouvoir s’adapter à son public pour discuter de ses recherches et un réel défi pour tout un tas de chercheurs et de chercheuses, et c’est pourquoi suivre une formation en communication scientifique peut être réellement salvateur. Il y a beaucoup de possibilités de communiquer son savoir et sa science à ses pairs (articles, posters, conférences, etc.) et à un public plus large (blogs, podcasts, émissions radio, conférences, etc.). La communication scientifique couvre en effet un large panel d’activités qui permettent d’acquérir des compétences utiles durant le doctorat, mais aussi après ! On a eu l’occasion des derniers mois de constater qu’être capable de communiquer sur un sujet particulier en adaptant le contenu au public est une compétence précieuse (coucou Marius). Et même si on ne va pas tous et toutes être amené·es à causer du coronavirus sur les plateaux TV (#dieumerci), on sera à tout moment confronté·es à devoir communiquer dans le cadre professionnel, et une formation de qualité pour pouvoir le faire en toute sérénité est un atout indéniable !

Prise de parole en public

Tout à fait en lien avec le point précédent, la prise de parole en public est également une formation que je conseille de suivre durant le doctorat. Non seulement parce qu’en maitriser les techniques permet d’être plus à l’aise lors de vos conférences, mais aussi parce que cela permet de booster sa confiance en soi dans le cadre professionnel à plus long terme. Vous serez d’une façon ou d’une autre amené·es à vous exprimer publiquement dans le cadre de votre doctorat, ne fut-ce que le jour de votre soutenance publique, alors autant s’y préparer ! Les (bonnes) formations de prise de parole en public ont également souvent un volet lié à la gestion du stress : identifier ce qui déclenche le stress et apprendre à l’apprivoiser sont autant de techniques enseignées lors de ces formations. Et on va pas se mentir, la thèse n’est pas vraiment connue comme étant la période la plus “stress-free” dans la vie, alors autant être rodés ! On connait tous et toutes le super pouvoir des discours et de la gestuelle qui va avec, et même si l’idée n’est pas ici de devenir Barack Obama (quoi que), c’est quand même toujours utile de pouvoir passer outre des petits blocages qu’on peut avoir quand il s’agit de prendre la parole devant un public.

Insertion professionnelle

J’ai déjà eu l’occasion d’en parler à plusieurs reprises ici, mais la préparation à l’après-thèse est vraiment essentielle, et c’est quelque chose qu’il faut avoir en tête très rapidement, dès le début du parcours. Je sais bien que ça peut apparaître comme la dernière des préoccupations quand on débute son travail de recherche, mais ça peut vraiment permettre de lancer la thèse dans une dynamique plus stimulante aussi : savoir quelles sont les possibilités après la thèse et comment s’y préparer, ça peut faire du bien au moral et ça structure le parcours. Ces formations sont assez variées : rédaction d’un CV, préparation des entretiens, usage de réseaux professionnels, connaissance du marché de l’emploi, etc. En outre, ces formations sont aussi l’occasion de s’échanger quelques tuyaux sur des potentiels employeurs, sur ce qui est attendu ou demandé par exemple. On ne le dira jamais assez, la fin d’une thèse, ça se prépare, et ce, qu’on ait envie ou non de continuer dans l’académique. Oh ben tiens une occasion rêvée pour faire la pub éhontée d’un outil qu’on a développé en Fédération Wallonie-Bruxelles : des témoignages de titulaires de doctorat et leurs super conseils pour préparer son après-thèse durant la thèse (c’est par ici, tu peux cliquer, ou alors tu peux cliquer ici mais le résultat sera le même).

Bref voilà ça sent la fin (je t’avais dit que je savais pas me concentrer plus de 5min) (dire que j’ai commencé la rédaction de cet article avant mon accouchement) (et que maintenant mon enfant vient de réussir son CEB) (non je déconne calmez-vous il a 5 mois) (pour les Français qui nous suivent le CEB c’est ça) (allez bonne nuit maintenant).

Bonus spécial FWB : les catalogues de formations des universités francophones belges (ou à défaut des informations sur les formations doctorales) 

N’hésitez pas à également vous tenir informé·es des activités organisées par votre école doctorale !

UCLouvain (membres UCLouvain uniquement) 

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5 formations à suivre durant la thèse
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Un avis sur « 5 formations à suivre durant la thèse »

  • 27 mai 2022 à 20 h 52 min
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    Je suis un peu une fan de formations ! J’ai d’abord suivi quelques formations internes proposées par les universités à leur personnel : elles sont d’un très bon niveau. Les formations que j’ai ensuite suivies dans des grands organismes qui organisent des formations pour le privé et le public, il y avait à boire et à manger mais pas toujours d’un niveau top top top. (Après on devient exigeant quand on a fait un parcours doctoral, je le reconnais.)

    J’ajouterais à ta liste dans les formations spécifiques des formations en langues. L’anglais, absolument, même pour une carrière académique, d’ailleurs ; et n’importe quelle autre langue fera l’affaire, le marché du travail ADORE les compétences linguistiques. Viser minimum un B2 pour être à l’aise professionnellement.

    Totalement d’accord avec toi, l’après-thèse, ça se prépare dès le début. Il me semble que 7 % de docteurs obtiennent un poste académique permanent – ça fait réfléchir, quand même. (Faudrait que je retrouve la source du pourcentage, où sont passés mes réflexes de chercheuse !)

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